Migrants : le gouvernement refuse tout dispositif humanitaire à Calais

En dépit des promesses de Bernard Cazeneuve au lendemain de l’évacuation de la « jungle », les migrants de Calais ne bénéficieront d’aucune solution sur place.

Entre déception et colère… En quittant le ministère du logement, lundi 30 janvier à midi, les associations calaisiennes se sont estimées une nouvelle fois trahies par le gouvernement. La ministre du logement, Emmanuelle Cosse, et le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, les avaient conviées à une réunion baptisée « Situation dans le Calaisis, centres d’accueil et d’orientation (CAO), examen des dispositifs “nécessaires et spécifiques” dans les Hauts-de-France ».

En dépit du nombre d’invités, la grand-messe a été rapide. Juste le temps que la ministre du logement, qui menait la rencontre, trouve le temps d’expliquer qu’il n’y aurait pas de dispositif spécifique pour Calais et d’annoncer les quelques palliatifs proposés.

Selon un participant à cette rencontre, l’ambiance était à la « sidération ». Le rapport sur l’accueil nécessaire à Calais des migrants après le démantèlement de la « jungle », fin octobre 2016, qui avait été commandé par le ministre de l’intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, à Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, et au préfet Jean Aribaud n’a pas été remis aux invités. Il leur a été répondu qu’ils « l’auraient plus tard »… Les associations y voient, a posteriori, une manœuvre dilatoire qui visait à les amadouer à la veille de l’éviction des migrants du bidonville.

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