La maire de Calais interdit la distribution des repas aux migrants

L’élue, qui n’entend pas « revivre ce qu’on a vécu pendant des mois » dans le Calaisis, veut ainsi éviter que de nouveaux « points de fixation » ne se reforment.

Les 300 à 400 migrants subsistant à Calais depuis le démantèlement de la «jungle» en octobre dernier n’auront en principe plus accès aux repas donnés par les bénévoles. C’est en tout cas la volonté de la maire (LR) de Calais, Natacha Bouchart, qui a signé jeudi matin un arrêté visant à interdire la distribution des repas aux migrants. Une intention que l’élue avait exprimée mercredi lors de la venue du ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, dans sa ville. Malgré l’absence, aujourd’hui, de tout dispositif d’accueil, plusieurs centaines de migrants sont toujours sur place, espérant rallier l’«eldorado anglais».

Deux cents à trois cents repas par jour seraient actuellement distribués par les associations locales d’aide aux migrants, notamment près de la zone d’activité Marcel Doré. Fin janvier, l’Auberge des migrants, association historique dans l’aide locale aux immigrés, indiquait au Figaro que la distribution de repas était «en hausse depuis fin décembre début janvier», selon François Guennoc, vice-président de l’association. Mais elle ne représentait alors que «cinquante à soixante repas par jour», estimait-il.

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