A Grande-Synthe, le devenir du camp de la Linière en question

Le camp humanitaire, pensé pour être provisoire, fêtera le 7 mars sa première année d’existence.

Quelque 300 chalets plantés sur une langue de terre entre un embranchement d’autoroutes et une ligne de chemin de fer. Autant de petits abris, mais aussi des douches et des sanitaires, des cuisines communautaires, des foyers récréatifs, un centre médical, un centre psychosocial gratuits et ouverts à tous… L’édification du camp de la Linière se raconte, entre les murs de la mairie de Grande-Synthe (Nord), un peu comme une belle histoire dont l’édile, Damien Carême (Europe Ecologie-Les Verts), est le héros.

Avec conviction : offrir un toit aux réfugiés – un « choix sémantique » défendu par la municipalité – « était et reste la seule réponse digne et humaine », défend Olivier Caremelle, directeur de cabinet du maire qui en a pris l’initiative il y a un an, avec Médecins sans frontières. Mais sans angélisme. Personne n’ignore aujourd’hui, dans cette commune limitrophe de Dunkerque de 24 000 habitants – 25 000 en comptant les migrants –, qu’avec le froid qui souffle sur les baraquements de taule et de bois, le risque d’incendie est quasiment aussi élevé que celui d’une intoxication au monoxyde de carbone.
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