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Comment les migrants peuvent se connecter dans la Jungle ?

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Le Refugee Info Bus, présent six jours sur sept dans la jungle, apporte aux réfugiés du wi-fi et des informations sur leurs droits.

 

Au fond de la jungle de Calais, juste avant l’autoroute, se trouve un bus bleu surmonté d’une drôle d’antenne rose et verte. Tout autour, une vingtaine de réfugiés pianotent sur leurs téléphones portables. Peu importe le vent qui souffle et la pluie qui tombe, tous sont très concentrés. Ce véhicule leur offre une denrée précieuse : du wi-fi gratuit.

Le Refugee Info Bus a été créé il y a quatre mois par deux Britanniques, Rowen Farell et Sarah Story, et est de sortie du lundi au samedi dans différents endroits du camp, explique Kirstin Shirling. Cette Australienne installée à Londres se rend à Calais depuis un an et fait du bénévolat dans le bus depuis quatre semaines. « Je travaillais dans des projets de sensibilisation par le théâtre, notamment en prison, et j’ai pensé que je pourrais être utile ici », raconte la jeune femme, qui a aidé le Good Chance Theatre (théâtre de la bonne chance) installé dans la jungle lors de ses premiers mois ici.

Une aide en cinq langues différentes

Outre ses fondateurs, l’organisation caritative qui gère le Refugee Info Bus compte deux bénévoles – dont Kirstin – qui s’occupent du bus au quotidien, un avocat et une photojournaliste. Cette dernière travaille sur un projet de journalisme citoyen auquel les réfugiés sont invités à participer, avec pour but de leur « donner une voix ». L’avocat est là pour faire connaître leurs droits aux réfugiés et l’organisation édite à ce sujet une brochure de plusieurs pages soigneusement enveloppée dans des pochettes en plastique. On y trouve des informations sur les migrants et les demandeurs d’asile en France, mais aussi une série de coupons que les exilés peuvent remplir dès à présent et garder sur eux en cas d’arrestation. Ils peuvent y inscrire leurs informations personnelles et cocher des cases demandant notamment l’accès à un avocat ou à un médecin.

Ce document est édité en anglais, en arabe, en pachtoun, en farsi et en amharique – et peut-être bientôt en tigrigna, l’une des langues parlées en Erythrée. Un projet qui a du sens pour Kirstin : « Ce qui m’intéresse dans les situations humanitaires, c’est dont on a besoin pour rester en vie après la nourriture et les médicaments. Les réfugiés ont besoin de rester connectés avec leurs amis et leur famille, d’aller sur Facebook. C’est aussi une façon de les aider à être plus autonomes ».

Contact :
Facebook : https://www.facebook.com/RefugeeInfoBus/
Twitter : @RefugeeInfoBus
Mail : refugeeinfobus@gmail.com